Le chevalier, de Pierre Pevel

By dimanche, juin 23, 2013

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

L'avis de Kahlan

Pierre Pevel est réputé dans un domaine bien particulier, l'uchronie de fantasy. Ses univers sont souvent fortement inspirés d'une époque précise, et donc documentée, de notre Histoire, mais ils diffèrent de notre monde réel par la présence d'éléments fantastiques, parfois lourds de conséquences. Je ne sais pas très bien pourquoi je vous raconte ça, si ce n'est pour vous dire que justement, cette fois, ce n'est pas le cas ! J'ai vraiment eu l'impression de découvrir une toute nouvelle facette de l'auteur. Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier marque l'excellent début d'une formidable saga de fantasy épique.

Ce qui m'a marquée le plus, au cours de cette lecture, c'est principalement le fait que ce roman se lit avec une facilité déconcertante. Les précédents livres de Pierre Pevel que j'ai eu l'occasion de lire faisaient partie de la saga Les lames du Cardinal, et se basaient donc sur un canevas historique parfois lourd à porter, avec quelques descriptions du Paris de l'époque un petit peu longuettes. Ce n'est absolument pas le cas ici, l'univers qu'on nous propose est original et malgré tout très classique. On rentre très vite dans l'histoire, mais on découvre peu à peu qu'il est aussi plus complexe qu'il ne paraît de prime abord.
Et son âme ? A vrai dire il s'en moquait, convaincu que s'il en avait possédé une, elle était morte à Dalroth.
Lorn est un personnage sombre, difficile à cerner, auquel on ne s'attache pas forcément tout de suite. Un chevalier qui a choisi de se laisser gagner par l'Obscure plutôt que de lui résister, un acrobate en équilibre précaire sur le fil qui sépare le Bien du Mal, un homme aux motivations qui restent douteuses, même après la lecture de ce premier tome. Il est entouré d'une galerie très agréable de personnages secondaires intéressants : du solaire prince Alan aux ténébreux membres de la Garde d'Onyx, en passant par le Haut-Roi et son prisonnier, Serk’Arn, le Dragon de la Destruction. Tous ont un rôle à jouer et on les suit avec plaisir.

Mais au final, ce qui m'a définitivement emportée, c'est la dimension épique de ce récit. De retour au premier rang de la scène politique, Lorn se retrouve plongé, pas tout à fait malgré lui au demeurant, au cœur d'intrigues et de sombres complots. Son but avoué : rétablir la grandeur de Haut-Royaume et l'autorité du Haut-Roi, et pour ce faire, il est armé d'une détermination sans faille. Mais on lui devine malgré tout un objectif moins avouable et mystérieux, important élément de suspens dont Pierre Pevel est très habile à jouer, avant de conclure par un dénouement fort agaçant tant il donne envie de lire la suite !

J'ai adoré ce roman, obtenu lors de la dernière opération Masse Critique de Babelio. C'est une véritable fresque épique qui s'annonce, et je ne sais pas vous, mais moi j'ai vraiment hâte de voir se dessiner la suite...

Note : ★★★★★
Billet d'origine : eTemporel


Ouvrage paru en 2013 - Lu en format relié aux éditions Bragelonne - 527 pages
Tome 1 du cycle Haut-Royaume

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