Confessions d'un automate mangeur d'opium, de Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

By mardi, novembre 12, 2013

Paris, 1899... L'industrie, portée par la force de l'Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d'un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s'ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d'un singulier personnage créateur de robots... Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d'un automate mangeur d'opium sont un bonheur d'imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

L'avis de Lysandre

La première particularité de cet ouvrage, c'est qu'il a été écrit à quatre mains. C'est une pratique qui m'a toujours intrigué, surtout quand il s'agit d'un seul et même ouvrage, dans le sens où j'imagine qu'il faut quand même être sacrément sur la même longueur d'ondes pour réussir, mais ô combien exaltant cela doit-il être ! Avec Confessions d'un automate mangeur d'opium, Fabrice Colin & Mathieu Gaborit s'en sortent brillamment, comme Stephen King et Peter Straub en leur temps, avec Le talisman des territoires...

C'est un roman de steampunk tout à fait plaisant à lire. Il y est question de l'exposition universelle qui s'est tenue à Paris en 1900, mais c'est un Paris bien différent du nôtre à l'époque, plein de véhicules volants et d'automates. On suit deux frère et sœur, dont les points de vue s'alternent à chaque chapitre, qui enquêtent sur un trafic d'automates pensants. Malgré quelques ficelles un peu simplettes, l'intrigue est prenante, et on se laisse prendre au jeu assez facilement. Le dépaysement est total, l'ambiance très réussie.

J’ai particulièrement apprécié la passion du héros pour les effets de l’éther sur le cerveau humain. Cette nouvelle forme d’énergie a mené l’espèce humaine vers le progrès mais à quel prix ? Petit bémol quand même pour les personnages qui, bien qu’attachants et originaux, ne sont pas très aboutis. Ils sont dotés de personnalités intéressantes, mais on ne sait rien de leur passé, et ça m’a un petit peu gêné. Cela étant, l’intrigue est extrêmement bien menée, c’est du pur divertissement. Je me suis régalé, et je recommande vivement.

Note : ★★★★☆
Billet d'origine : Imag'In Café


Ouvrage paru en 1999 - Lu en format poche aux éditions Le Serpent à Plumes - 425 pages

Vous aimerez aussi...

0 commentaires