Les piliers de la Terre, de Ken Follett

By mardi, décembre 17, 2013

Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

L'avis de Kahlan

C’est dans le cadre du Challenge Social Book 2013 organisé sur l’Imag’In Café, et sous l’impulsion de l’un des participants, que j’ai lu ce roman de Ken Follett. Ce titre, Les piliers de la Terre, constituait ma première incursion dans l’univers de cet auteur dont on me vantait les fresques historiques. J’avais au préalable eu l’occasion de voir son adaptation en série télévisée, et je l’avais beaucoup appréciée. Cette lecture s’annonçait donc plutôt sous de bons auspices.

En réalité, il m’a été très difficile de terminer ce roman, et j’avoue que je ne m’explique pas très bien pour quelle raison je me suis autant ennuyée. L’intrigue se déroule sur plusieurs décennies, avec pour trame de fond la construction d’une cathédrale en Angleterre, au milieu du 12ème siècle. On y suit plusieurs personnages de castes différentes dont les destins s’entremêlent : des artisans, des religieux, des nobles déchus… Tous très bien construits, avec une personnalité approfondie, bien qu’un peu manichéens. On apprend beaucoup en lisant Les piliers de la Terre, sur la vie au Moyen-Age, sur la religion chrétienne, sur l’histoire de l’Angleterre, sur l’architecture même !

Malheureusement, tout cela est bien long, malgré des retournements de situation nombreux et de plus en plus frustrants, au fur et à mesure que l’on s’attache aux personnages. Car avant même d’être un roman historique, Les piliers de la Terre est une histoire de pouvoir et d’injustice. Et le sort s’acharne sur les héros, c’est le moins que l’on puisse dire, au risque de perdre en crédibilité, à force. A cela, il faut ajouter des descriptions architecturales parfois totalement indigestes pour les novices que nous sommes, pour la plupart.

Ken Follett n’aura donc pas su me captiver. J’ai lu sans passion… et mille pages sans passion, c’est long !

Note : ★★★☆☆
Billet d'origine : eTemporel


Ouvrage paru en 1990 - Lu en format poche aux éditions Le Livre de Poche - 1050 pages

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