Les seigneurs de la ruine, de Frank Frazetta et James Silke

By jeudi, janvier 23, 2014

Bien avant l’avènement de l'Atlantide, dans un monde de violence et de sorcellerie, Gath de Baal était possédé par le heaume maudit faisant de lui le Death Dealer.
Tiyy, la Reine-nymphe de Pyram, recherche les pouvoirs qu'elle pourrait obtenir par le sacrifice d'une jeune vierge. Afin de la sauver, Gath doit de nouveau porter le heaume maudit afin d'affronter les démons nourris des peurs de l'humanité que la Reine-nymphe a invoqués des sombres profondeurs  primordiales.
Gath de Baal redevenu le Death Dealer, devra user de sa puissance et de tout son courage pour affronter les seigneurs de la ruine.

L'avis de Goupil

Nous voilà de nouveau plongés dans les aventures trépidantes du Death Dealer, on suit le chemin taillé pour nous à la hache par Gath. Toujours pas de surprise dans ce tome. En espérait-on vraiment ?

Les aventures de Gath de Baal se poursuivent sur le même synopsis, quoique plus classique. On retrouve les mêmes ingrédients que dans le tome précédent :  la violence, les personnages féminins bien gâtés par la nature... En bref, la fantasy brute des années 70 avec sa violence et son érotisme, une magie pernicieuse et une intrigue des plus simples, à savoir des combats, toujours plus de combats.

De la bonne vieille Sword and Sorcery comme on l'aime. Avec Frazetta, on revient aux sources même du genre, car il était l'illustrateur de la fantasy par excellence et, sans lui peut-être, il n'y aurait pas de fantasy aujourd'hui ! Avec Gath de Baal, James Silke nous ramène à cette période où les auteurs ne se posaient pas de question, ils nous offraient certes de la fantasy brute de décoffrage, mais très visuelle, des images faites pour le grand écran. Avec Conan, le Death Dealer est un personnage phare du genre, une époque où les Role Playing Games n'existaient pas ! Une époque où l'on se réunissait autour d'une table pour assouvir notre passion ! Une époque moins individualiste, plus conviviale !

Le personnage de Gath me fascine toujours autant. Aux prises avec le heaume maudit, il a de plus en plus de mal à le contrôler. Plus sombre, plus bestial et plus imposant que dans le premier tome, il n'en reste pas moins très charismatique et attachant. On ne peut qu'apprécier ce héros brut de décoffrage comme on en voit peu.

Dans le premier tome, on avait fait connaissance avec Gath et on avait appris la façon dont il avait trouvé le fameux heaume. Un heaume sous le contrôle duquel il tombe, l'emprise de la sorcellerie se révélant de plus en plus forte. On retrouve également les autres protagonistes, amis ou ennemis encore plus méchants, le personnage de Mésange nous apparaît moins téméraire et on ne succombe plus, malheureusement, à son charme. Nos principaux protagonistes, rejoints par Cobra qui a perdu ses pouvoirs, vont devoir déjouer les plans machiavéliques de la Reine-nymphe qui veut à tout prix retrouver ses pouvoirs et qui envoie des tueurs à la recherche de Mésange.

A l'instar du premier tome, on retrouve un style d'écriture plaisant à lire, avec des pages complètes de narration et de longues descriptions, mais sur un rythme de récit échevelé, ce qui fait l'attrait du roman et laisse libre cours à notre imagination. Un récit linéaire et puissant, alternant les personnages d'un chapitre à l'autre, et qui se lit avec un certain plaisir, sinon avec passion, mais qui ravira les fans de "fantasy à l'ancienne". Un roman cru et sans concession où les scènes de batailles sont nombreuses et sanguinaires.

Gath de Baal est un héros frustre, qui parle peu, mais qui remplit son office avec emphase. Peu de subtilités pour les héros, un récit un peu "bourrin", il faut le reconnaître, c'est de l'héroic-fantasy pure et dure avec un héros aux gros muscles qui avance dans la vie à coups de hache. Un deuxième tome à la hauteur du premier, si ce n'est mieux. Une fois accro au Death Dealer, on n'en décroche plus !

Par contre, si vous n'aimez pas le sang et les filles aux courbes opulentes, passez votre chemin.

Note : ★★★★★
Billet d'origine : Chroniques littéraires de Goupil


Ouvrage paru en 2011 - Lu en format broché aux éditions Eclipse - 384 pages
Tome 2 du cycle Death Dealer

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