L'étoile et le fouet, de Frank Herbert

By mardi, janvier 21, 2014

Les couloirs calibans permettent de voyager presque instantanément entre les étoiles. Mais quelque chose se détraque. Tous ceux qui les ont récemment empruntés perdent la mémoire ou encore disparaissent dans le néant. L'ennui, c'est que personne ne sait comment fonctionnent exactement les couloirs calibans. Et, bien entendu, c'est Jorj X. McKie, saboteur extraordinaire, qui va être chargé de découvrir ce qui se passe. Et de sauver les civilisations interstellaires. Comment communiquer avec les dieux ? Avec un être si puissant qu'il semble appartenir à un autre univers, que les hommes ne sont guère pour lui que des flammes de la bougie oscillant dans la nuit... Mais dont il peut tomber amoureux.

L'avis de Anaterya

Je n'ai pas choisi ce livre, je l'ai lu parce qu'on me l'a prêté, mais le résumé me plaisait. Et puis je n'avais encore rien lu d'autre de Herbert que Dune, et l'idée de découvrir un autre de ses écrits me donnait envie.
La première chose qui m'a frappée en entamant ma lecture, c'est l'aspect daté du récit. On sent tout de suite que c'est de la SF des années 60/70, que ce soit dans le style, le nom des personnages et des lieux, les différentes espèces extra-terrestres, etc. ... Je n'ai pas forcément beaucoup d'affinités avec ce style, mais je suis passée outre et ça n'a pas été trop gênant au cours de ma lecture car ça ne vient pas parasiter l'histoire.

Une histoire qui est finalement assez simple : les Calibans disparaissent, entraînant la folie ou la mort de tous les êtres ayant emprunté leurs couloirs, et le dernier d'entre eux est entre les mains d'une psychopathe. Il faut donc le retrouver, le libérer, comprendre pourquoi les couloirs calibans disparaissent, et mettre la main sur la psychopathe. Si la première de ces missions est aisément accomplie, tout le reste se complique parce que McKie et le Caliban (qui est une Calibane) éprouvent de terribles difficultés à se comprendre, les deux n'envisageant pas leur environnement de la même manière. Et l'écriture d'Herbert fait que le lecteur a également beaucoup de mal à comprendre la Calibane.

Je ressors assez mitigée de la lecture de ce livre. L'idée de départ est intéressante, et plutôt bien traitée, mais je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire. Je l'ai lu très rapidement, mais plus parce qu'il est court et que je voulais le finir au plus vite que par plaisir. Avec McKie, j'ai fini par comprendre peu à peu la façon de penser et de parler de la Calibane, mais la révélation sur sa nature m'a semblé tirée par les cheveux, et la fin m'a laissée sur ma faim. Je n'en garderai pas un souvenir impérissable, mais je lirai certainement encore du Herbert pour ne pas rester sur une mauvaise impression.

Note : ★★☆☆☆

Ouvrage paru en 1973 - Lu en format broché aux éditions Le Livre de Poche- 219 pages
Tome 1 du cycle Bureau des sabotages

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