Starfish, de Peter Watts

By lundi, janvier 20, 2014

Lenie Clarke est chef d'équipe dans une station des abysses, sur la côte pacifique, chargée d'exploiter et de contrôler l'énergie géothermique. Comme ses compagnons, elle a suivi un entraînement rigoureux puis subi des altérations génétiques qui lui permettent entre autres de respirer sous l'eau.
Ce qu'elle ignore, c'est que la société qui l'emploie ne choisit pas les candidats par hasard : seuls sont recrutés des hommes et des femmes aptes à subir de fortes doses de stress, des individus présentant tous une psychologie... déviante.

L'avis de Anaterya

Je me suis intéressée à ce livre après avoir entendu parler l'auteur aux Utopiales. J'aime beaucoup l'océan, les abysses, et savoir qu'il y avait situé sa trilogie (Starfish est suivi de Rifteurs et Behemoth) me donnait vraiment envie de m'y plonger ; d'autant plus que Peter Watts est biologiste marin et qu'il connait donc bien son sujet.

Le résumé donne une bonne idée de ce qui se passe au début du livre, et l'on est immédiatement confronté aux difficultés de la vie dans les abysses. Mais la caractéristique du livre, et ce que j'ai apprécié, c'est que ces difficultés sont bien plus psychologiques que physiques ou matérielles. Et c'est là que la décision de l'employeur de Lenie Clarke de n'embaucher que des "déviants" prend tout son sens. On suit donc principalement l'adaptation des six employés de la station Juan de Fuca à leur environnement, les rapports qu'ils entretiennent les uns avec les autres, et l'inquiétude de l'employeur concernant leur évolution.

Mais ce roman n'est pas uniquement psychologique, et un problème surgit bientôt, problème dont les six rifteurs n'ont aucune conscience, mais qui inquiète fortement leur employeur. C'est là que l'histoire se noue et prend un tour différent, qui me donne vraiment envie de lire la suite pour savoir ce qui va se passer.

Au-delà de l'aventure des rifteurs, j'aime beaucoup la façon dont l'auteur dresse un portrait du monde dans lequel il situe son histoire, par petites touches. Tout ce que l'on apprend, c'est grâce aux personnages, au prisme de leur vision et de leurs connaissances. C'est donc fragmentaire, mais vivant, et les gels intelligents, le grand nombre de réfugiés, les capacités de modification du corps ou les problèmes énergétiques donnent vraiment envie d'en savoir plus.

La seule idée que j'avais quand j'ai eu refermé ce livre, c'était de lire la suite, et ça ne devrait pas tarder.

Note : ★★★★☆

Ouvrage paru en 2012 - Lu en format poche aux éditions Pocket - 478 pages

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