Le puits d'Argent, de Robin Hobb

By dimanche, mars 02, 2014

A Kelsingra, après la découverte du puits d'Argent, source de la magie des Anciens, le capitaine Leftrin et ses compagnons s'efforcent d'évacuer les débris qui bouchent le conduit pour accéder à la précieuse substance ; ils espèrent ainsi permettre aux dragons et aux Anciens de retrouver leur magie, et surtout de sauver le petit Phron, l'enfant de Malta et Reyn, héritier des changements que ses parents ont subi auprès de Tintaglia mais qui sont en train de le tuer à petit feu. En aval sur le fleuve, alors que le mercenaire aux ordres du duc de Chalcède poursuit Tintaglia gravement blessée, les dragons de Kelsingra s'abattent sur les deux bateaux étanches et capturent leurs équipages et leurs prisonniers pour les ramener en otages à la cité de légende. Parmi eux, il y a Hest Finbok, toujours à la recherche d'Alise et de Sédric... En Chalcède, Selden est la proie du duc qui se nourrit de son sang et de sa chair pour repousser l'échéance de la mort ; une étrange alliance se noue entre le jeune homme et Chassim, fille du souverain mais tout aussi victime que l'« homme-dragon » de la folie de son père. Avec ce volume, se clôt la magistrale série des Cités des Anciens.

L'avis de Kahlan

C'est avec Le puits d'Argent que s'achève la saga de Robin Hobb, Les cités des Anciens. Et je n'ai pas éprouvé, en refermant ce dernier tome, le même serrement de cœur qu'à la fin de la saga de L'assassin royal par exemple, loin s'en faut. Encore une fois, c'est peut-être dû au découpage français de Pygmalion qui fait de ce roman tout entier une conclusion. Du fait des multiples personnages et sous-intrigues, Robin Hobb avait énormément de choses à boucler, en cette fin de saga, et elle l'a parfois fait de manière un peu trop rapide à mon goût.

Néanmoins, que de chemin parcouru depuis l'éclosion des dragons ! Ce que j'aime chez cet auteur, c'est son univers évidemment, mais aussi ses personnages, qu'ils soient humains ou dragons, car ces derniers ont réellement une identité bien à eux. Et tous ont bien changé entre le premier et le dernier tome. C'est flagrant pour les dragons bien sûr, qui redeviennent peu à peu les seigneurs des trois règnes, mais c'est vrai aussi des gardiens et d'Alise, qui ont accepté de changer de vie, de se lancer dans une périlleuse aventure, et en récoltent finalement les fruits, après bien des difficultés. Tous ont grandi, mûri, appris à faire des choix et à les assumer, à prendre leurs responsabilités.

Le puits d'Argent nous permet également d'en apprendre un peu plus sur la merveilleuse cité de Kelsingra, mais encore pas assez ! Le lecteur, tout comme les gardiens, est avide d'en apprendre plus sur le mode de vie des Anciens, sur leur magie, leurs relations avec les dragons. J'aurais adoré arpenter davantage les différents quartiers et bâtiments. Mais il est si facile de se perdre dans les pierres de mémoires... Ce huitième volume offre cependant pas mal de possibilités de suites ou d'histoires parallèles, concernant la nouvelle génération de dragonneaux, par exemple, ou encore la reconstruction de Chalcède.

Si Les cités des Anciens reste de qualité inférieure à L'assassin royal ou même aux Aventuriers de la mer, ça n'en est pas moins une saga de qualité qui m'a fait passé d'agréables moments. Le talent de conteur de Robin Hobb n'est plus à prouver, elle sait si bien donner vie à ses personnages, donner de la substance à un univers pourtant entièrement imaginaire, que c'est à chaque fois avec un plaisir de me replonger dans ses écrits. A présent, j'attends avec grande impatience les nouvelles aventures de Fitz et du Fou !

Note : ★★★★☆
Billet d'origine : eTemporel


Ouvrage paru en 2013 - Lu en format ePub aux éditions Pygmalion - 312 pages
Tome 8 du cycle Les cités des Anciens

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