Doria, de Guille J. Potch

By vendredi, avril 25, 2014

Des recherches archéologiques ont mené à la découverte d’ossements et de vestiges qui pourraient appartenir à un peuple et à une civilisation très anciens. Certains experts se seraient risqués à comprendre cette culture ancestrale et les croyances multi-millénaires des Glodusiens. Le récit L’odyssée d’une apocalypse nous plonge dans les croyances de ce peuple fictif. Un monde de trois grandes provinces Symbios (Bonheur), Lydie (Richesse), Kaa’ma (Plaisir) où les Grands seigneurs forgent les plus grands royaumes. Où les illustres Sages et les puissants Elus deviennent à eux seuls des légendes. Où héros, monstres et Esprits s’affrontent. Ou une force surnaturelle les transforme et les guide jusqu’à la fin de leur existence.
Avec ce premier chapitre, l’auteur nous relate les aventures d’un petit groupe de survivants qui a fui la guerre dans leur province « Symbios » et s’est réfugié dans la capitale Lydienne, la cité d’or « Doria », afin d’y vivre en paix.
Doria, cité mythique de la province de Lydie, son nom tient de sa prospérité et de sa richesse fantastique. La légende raconte que cet endroit renferme un secret des plus fabuleux, l’un des sorts les plus puissants n’ayant jamais existé. Alchimistes, mages, guerriers ou simples aventuriers, tous partirent à la recherche de cette magie afin d’en percer le secret. Mais ce grand mystère renfermait une terrible malédiction. Les glodusiens qui le découvrir furent frappés chacun à leur tour de folie. Une folie contagieuse qui se propagea menant le monde à sa perte. Les plus grands et plus brillants glodusiens se réunirent pour éradiquer ce mal. Mais cette malédiction était tellement grande qu’une seule solution leur resta. Ils firent un pacte divin, un contrat censé renfermer ce mal à tout jamais.

L'avis de Lysandre

Guille J. Potch est un passionné, cela ne fait aucun doute pour moi. Amateur de science-fiction, il s’essaie à l’écriture avec L’odyssée d’une apocalypse, un récit qu’il présente comme à mi-chemin entre mythologie et science-fiction, l’histoire des Glodusiens, un peuple très ancien. Quand on se rend sur son site, on se rend bien compte de l’investissement de l’auteur. Il se présente non pas comme le site promotionnel d’un ouvrage littéraire, mais plutôt comme un site d’informations sur une civilisation perdue et presque oubliée. Ce parti pris est une excellente idée qui titille notre cusriosité.

Mais, comme tout premier ouvrage, j’ai envie de dire, ce premier chapitre proposé en auto édition comporte pas mal de défauts. Le premier concerne les personnages et leur manque de charisme. Un lecteur ne lit pas pour un univers même si, lorsque ce dernier est bien construit, cela enrichit considérablement l’expérience. Un lecteur lit pour un ou des personnages, un héros auquel il puisse s’identifier, et dont il vit les aventures par procuration. Les personnages de Doria nous laisse malheureusement de marbre, parce qu’on en apprend trop peu sur eux, leur vécu, leur caractère, ce qui constitue leur identité. Du coup, ils ne nous touchent pas, on ne s’intéresse pas vraiment à ce qui leur arrive.

Le second défaut à mes yeux concerne la trame même du récit. On cherche à nous faire découvrir un peuple et ses us et coutumes, soit. Seulement présenté comme ça l’est ici, il semble qu’il n’y ait pas réellement de lignes directrices à l’histoire. C’est une succession de scénettes à la résolution trop facile dont on ne voit pas très bien où elles nous mènent. Quel est le but de tout ça ? A quoi ça rime ? Les chapitres courts se suivent et se ressemblent, et on finit rapidement par s’en lasser. Je pense qu’il y aurait matière à faire une bonne histoire, même avec ce petit côté parodique introduit par le nom des clans et des lieux, mais à condition d’introduire de vrais éléments de suspens.

Enfin, et là malheureusement c’est inacceptable, surtout de la part de quelqu’un qui dit avoir été instituteur, le texte comporte beaucoup trop de fautes d’orthographe et de syntaxe. J’ai fait l’effort de terminer ma lecture, mais je dois bien avouer que ça ne m’était pas agréable. Les gens qui lisent beaucoup sont généralement très à cheval là-dessus, et j’en fais partie. Quand je suis sollicité par un auteur pour lire et chroniquer sa prose, j’attends de lui qu’il ait au moins fait l’effort de se relire. Bref, au final, c’est essentiellement ça qui s’avère rédhibitoire pour moi, et m’empêchera de lire la suite. Une réelle déception.

Note : ★☆☆☆☆

Ouvrage paru en 2014 - Lu en format PDF en auto-édition - 50 pages
Tome 1 du cycle Les Glodusiens

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