Les pillards, de Robin Hobb

By mardi, avril 29, 2014

Dans la fabuleuse cité de Kelsingra, Alise consigne pour la postérité toutes les merveilles qu'elle découvre, car elle sait qu'une fois le monde informé des trésors que la cité recèle, plus rien ne sera comme avant. Déjà des rumeurs sur sa découverte courent dans le désert des Pluies et atteignent des oreilles cupides à Terrilville et au-delà ; aventuriers, pirates et chasseurs de fortune accourent pour piller le lieu, y compris Hest Finbok, le mari d'Alise... Au même moment, Selden est prisonnier du duc de Chalcède, qui le voit comme un homme-dragon dont la chair et le sang peuvent guérir miraculeusement sa santé défaillante. Qu'est devenue Tintaglia, la grande dragonne bleue, à l'heure où sa présence est le plus nécessaire ? A-t-elle abandonné son bien-aimé Selden et les dragons mal nés ? Ou reviendra-t-elle elle aussi s'approprier les merveilles de Kelsingra ?

L'avis de Aristide Pilgrim

Si le tome précédent avait fini par me lasser, Les pillards a su relancer tout mon intérêt pour cette saga. Les dragons et leurs gardiens sont aux portes de Kelsingra, et s’évertuent à tenter de prendre leur vol pour traverser le fleuve et atteindre enfin la cité mythique. C’est l’occasion pour nous de découvrir plus avant la personnalité des grands dragons, en particulier la détermination de Sintara, quand son fichu caractère ne prend pas le dessus, ou peut-être justement à cause de lui. C’est également elle qui finit par nous ouvrir définitivement les portes de Kelsingra.

Mais parallèlement à tout ça, l’action se déplace à la fois du côté de Cassaric où le capitaine Leftrin est retourné réclamer le salaire des gardiens, de Terrilville où Hest fait à nouveau des siennes sous l’impulsion de son père, et en Chalcède où Selden est prisonnier des hommes du duc. Tout cela ouvre de nouvelles perspectives, même si les parties concernant Selden ne m’ont pas passionnée, je dois bien le reconnaître. Je trouve ça beaucoup trop long, et je ne vois pas où Robin Hobb veut en venir. Le récit alterne d’une situation à l’autre, et on n’a cependant pas le temps de s’ennuyer.

En revanche, les hésitations de Thymara entre Kanaï et Tatou commencent à me fatiguer. Cette mode qui consiste à coller un triangle amoureux dans chaque intrigue m’horripile au plus haut point, et je n’aurais pas cru que Robin Hobb puisse céder à cette facilité. C’est pour moi sans le moindre intérêt, et cela ne fait que me rendre Thymara antipathique. Déjà qu’elle passait son temps à se plaindre de sa dragonne ! C’est vraiment ce qui place cette saga un cran en dessous des autres pour moi, même si ça se lit très bien, et que j’éprouve une véritable passion pour le Désert des Pluies...

Note : ★★★★★
Billet d'origine : Les Fabuleuses Aventures d'Aristide Pilgrim



Ouvrage paru en 2012 - Lu en format broché aux éditions Pygmalion - 264 pages
Tome 6 du cycle Les cités des Anciens

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