Le voleur de larmes, d'Alain Bezançon

By vendredi, juin 27, 2014

Dans un monde où les émotions disparaissent, le commerce des larmes et des émotions qu'elles contiennent est devenu une industrie florissante. En marge de cette industrie et de ses larmes d'élevage, un marché parallèle offre des larmes sauvages prélevées à l'insu de leurs propriétaires pour une consommation très privée. Baldassario, le voleur de larmes, est un virtuose dans ce domaine. Il est confronté à son plus grand défi qu'il relève sans se douter de l'issue inattendue que cette aventure lui réserve.

L'avis de Kahlan

C’est dans le cadre de mon challenge de réconciliation avec l’auto édition que je me suis lancée, en ce mois de juin, à la découverte de l’un des écrits d’Alain Bezançon, un auteur français de 45 ans passionné de réalités alternatives. Le voleur de larmes est une nouvelle disponible gratuitement sur la plupart des plateformes de téléchargement, en particulier Feedbooks où je m’approvisionne assez régulièrement.

C’est un récit où il est question d’une noblesse décadente confrontée à une maladie devenue la maladie du siècle : celle de ne plus rien ressentir, d’être complètement coupée de ses émotions. Pour pallier à ce qui s’avère, nous sommes tous d’accord, un terrible manque dans leur vie, les riches de ce monde s’offrent donc les émotions des autres, en ingurgitant leurs larmes, et comme de bien entendu, un marché noir s’est développé autour de ça, allant jusqu’à l’exploitation de fermes à bétail humain.

J’ai été très attirée par le synopsis de cette nouvelle que je trouvais très original, mais finalement un peu déçue à la lecture. D’abord parce que je n’ai pas réussi à me sentir un tant soit peu concernée par ce qui arrivait aux personnages, que ce soit Baldassario le mercenaire ou Huang l’homme d’affaires. C’est l’éternel problème des nouvelles, on n’a pas le temps de faire connaissance avec les protagonistes, d’apprendre à les connaître et à les apprécier. On lit donc avec une espèce de détachement qui a tendance à me perturber.

Ensuite à cause du style de l’auteur, que j’ai trouvé un peu « pompeux ». S’il avait été en train de parler, j’aurais dit qu’il avait un peu trop tendance à s’écouter ! En l’occurrence, sa plume manque simplement de naturel, elle est lourde en descriptions, pas très fluide. Les allers et retours entre passé et présent ne sont pas suffisamment explicites, c’est un peu confus tout ça, et c’est dommage parce que l’intrigue est vraiment plaisante et plutôt bien ficelée, en dehors du dénouement qui tombe comme un soufflé trop tôt sorti du four.

Bon, au final, une petite curiosité qui mériterait d’être retravaillée. Une idée originale, une intrigue sympathique mais c’est dans la forme que l’auteur pêche, selon moi.

Note : ★★★☆☆
Billet d'origine : eTemporel

Ouvrage paru en 2009 - Lu en format ePub en auto édition - 61 pages

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