La patience du diable, de Maxime Chattam

By lundi, septembre 22, 2014

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

L'avis de Aristide Pilgrim

J’avais été littéralement bluffée par La conjuration primitive, les thèmes abordés, les lieux choisis, formidables, les retournements de situation, ce livre avait été un véritable coup de cœur pour moi. Forcément, avec un niveau pareil, difficile de faire mieux, voire même de l’égaler, et je fais partie des gens qui ont été déçus par La patience du diable qui lui fait suite sans lui faire suite, puisqu’on retrouve le personnage de Ludivine et sa brigade au cœur d’une nouvelle enquête.

Comme par un fait exprès, j’ai enchaîné la lecture du roman du Donato Carrisi, Le chuchoteur, avec celle-ci, et comme les deux abordent la thématique de la manipulation de tueurs en série, difficile de ne pas faire de comparaison. Maxime Chattam a une écriture simple et fluide, il sait se montrer efficace, tant dans ses descriptions macabres que dans sa maîtrise du suspens. Un peu comme dans son prédécesseur, la violence se propage dans La patience du diable comme un virus extrêmement contagieux, et la SRP a fort à faire. On ne s’ennuierait pas une seconde si l’auteur ne se perdait dans de pesants discours sur l’origine du mal, et la patience du diable, justement !

Le message est vraiment trop appuyé, d’autant plus qu’il passe par une héroïne qui finit par nous taper sur les nerfs, à force de se prendre pour le bras invincible de la justice. Je n’ai pas non plus trouvé que l’intrusion du fantastique au milieu de tout ça était très heureuse, on n’y croit encore moins. Ce qui faisait la force de La conjuration primitive, c’était le réalisme cru des choses. Ici, on a juste l’impression que l’auteur se rend brusquement compte des failles de son intrigue, qu’il y a quelque-chose qui ne fonctionne pas, et qu’il cherche à en rajouter une couche pour nous embarquer de force. Raté.

Si vous suivez régulièrement mes chroniques, vous savez que je suis une fan de Maxime Chattam, que j’ai tout lu de lui, quasiment, et aimé… presque tout ! Mais très sincèrement, La patience du diable n’a pas su me convaincre, et j’en suis la première navrée. Très envie d’un changement de registre de sa part.

Note : ★★★☆☆
Billet d'origine : Les Fabuleuses Aventures d'Aristide Pilgrim


Ouvrage paru en 2014 - Lu en format broché aux éditions Albin Michel - 496 pages

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