L'appel, de James Frey & Nils Johnson-Shelton

By samedi, décembre 13, 2014

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme. L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions. Endgame n'a ni règles ni limites. Il n'y aura qu'un seul vainqueur.

L'avis de Kahlan

Voici donc le dernier roman jeunesse à avoir fait le buzz sur la toile lors de sa sortie américaine : Endgame, tome 1 : L'appel, de James Frey et Nils Johnson-Shelton. Un roman annoncé partout comme le digne successeur des Hunger Games de Suzanne Collins, paru en fanfare accompagné d'un grand jeu consistant à résoudre une énigme à l'échelle mondiale. De quoi éveiller l'intérêt, même si j'ai tendance à me méfier des romans bénéficiant d'un plan de communication aussi grandiose parce que cela positionne d'emblée la barre très haut, et que huit fois sur dix, j'en ressors très déçue. Une fois de plus, ça n'a pas manqué !

Endgame nous propose l'histoire de douze jeunes gens issus de lignées ancestrales, et élevés dans l'optique de participer à une immense chasse au trésor organisée par une mystérieuse race extraterrestre. Ce faisant, ils doivent prouver à ces espèces de divinités toutes puissantes que la race humaine – ou au moins ceux de leur lignée – n'est pas totalement désespérante, qu'il y a encore de l'espoir, qu'elle mérite de vivre, et ainsi empêcher la fin du monde en étripant tous les autres. Voilà, voilà, voilà... J'ai bien conscience que, présentée comme ça, Endgame n'apparaît pas à son avantage, mais en même temps, c'est exactement ça.

Un point de départ un peu difficile à avaler, vous me l'accorderez, tant par les incohérences qu'il contient que par la présence de cette entité extraterrestre qui manque cruellement d'originalité. Mais admettons, et passons au développement de cette intrigue. Nous suivons donc douze personnages, adolescents et jeunes adultes, lancés dans la quête de trois clés dont la première occupe ce premier volume, la Clé de la Terre. Douze, ça fait beaucoup, et pendant toute la première moitié du livre, j'ai eu beaucoup de mal à savoir qui était qui, en dehors des deux principaux protagonistes, les héros, dont on devine sans surprise qu'ils finiront par trouver la fameuse clé.

Ça fait beaucoup donc, surtout quand les points de vue alternent sans arrêt entre chacun d'eux, dans des chapitres très très courts, qui ne nous permettent nullement de faire connaissance. Tout ce que l'on retient d'eux, au final, c'est qu'ils sont tous plus désaxés les uns que les autres : de véritables machines à tuer, creuses au possible. Du côté de l'intrigue elle-même, les péripéties s'enchaînent à toute allure, à peine abordées, déjà résolues, et ce qu'on nous a vendu comme l'intrigue du siècle s'avère au final n'être qu'un petit feu de paille qu'on agrémente de chiffres totalement inutiles pour donner le change. On voit venir les rebondissements à des kilomètres, ce qui rend la lecture lourde, prévisible.

Une grosse déception, donc. Un point de départ invraisemblable, des personnages creux qui tuent à tout-va, un style laborieux... Je suis totalement passée à côté, et je n'ai aucune envie de lire la suite. Mais n'hésitez pas à aller chercher d'autres avis sur Babelio !

Note : ★★☆☆☆
Billet d'origine : eTemporel

Ouvrage paru en 2014 - Lu en format broché aux éditions Gallimard - 538 pages
Tome 1 du cycle Endgame

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