Le héros des siècles, de Brandon Sanderson

By jeudi, janvier 15, 2015

Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître. Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.

L'avis de Aristide Pilgrim

Il aura fallu attendre la toute fin de la trilogie Fils-des-Brumes pour mesurer l’ampleur du talent de Brandon Sanderson. J’avais adoré le premier tome, mais trouvé le second un petit peu laborieux à lire, pas inintéressant, mais long, terriblement long, et sans raison particulière. Mais Le héros des siècles voit converger tous les éléments, tous sans la moindre exception, qui nous restaient obscurs, chacun trouve sa place, et quelle place !

L’auteur m’a véritablement bluffée, dans le sens où l’on se rend très bien compte ici que, dès le commencement de la saga, il avait une idée extrêmement précise de ce vers quoi il voulait aller. L’univers est complexe, très riche, avec des peuples bien à lui, une magie bien à lui. Chaque tome est plus ou moins consacré à une forme de magie différente, toutes dérivées de la magie des métaux. Ici, on découvre l’hémalurgie. On apprend aussi les origines des Koloss, des Kandras et même des Inquisiteurs. Tout s’explique, tout se recoupe, c’est très agréable.

L’identité de ce fameux héros dont on a jusqu’ici déjà beaucoup entendu parler nous est également enfin révélée. Alors c’est vrai, j’avais fini par deviner de qui il s’agissait, mais malgré tout, l’auteur nous réserve quelques surprises, qui sont toujours bienvenues. Certains lui reprocheront sans doute l’aspect trop mystique de son dénouement, mais n’a-t-il pas été question de divinité tout le long de la saga ? Cela reste cohérent.

Au final, une saga tellement bien maîtrisée qu’il serait fort dommage de passer à côté. Brandon Sanderson a de la verve, c’est sûr, et certains passages sont un petit peu longs, mais il est doté d’une grande inventivité et d’un don véritable pour nous mener par le bout du nez. Pour les amateurs d’une Fantasy où orcs, elfes et autres créatures devenues tellement classiques n’ont pas leur place, une Fantasy originale, riche et maîtrisée.

Note : ★★★★☆
Billet d'origine : Les Fabuleuses Aventures d'Aristide Pilgrim

Ouvrage paru en 2011 - Lu en format broché aux éditions Orbit - 672 pages
Tome 3 du cycle Fils-des-Brumes

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