La patience du diable, de Maxime Chattam

By mercredi, février 18, 2015

La patience du diable

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

Ouvrage paru en 2014 - Lu en format broché aux éditions Albin Michel - 496 pages


L'avis de Vidia

Le maître du thriller français a une nouvelle fois frappé !

Sans doute vous êtes-vous dit que Maxime Chattam avait creusé au plus profond de la perfidie humaine dans La conjuration primitive, son précédent roman. Et bien non, il a poussé un peu plus loin l’étude de la perversion humaine dans ce roman intitulé La patience du diable.

Car dans ce nouveau thriller, il s’agit bien du diable qui tire les ficelles dans l’ombre. La France est secouée par une vague d’attentats sans précédent, très peu espacés dans le temps. Des adolescents massacrent des voyageurs dans un train avant de se donner la mort, une personne ouvre le feu au cœur d’un restaurant, des bombes explosent dans des salles de cinéma… Coïncidences ? Ce n’est pas ce que pense Ludivine Vancker, gendarme à Paris que nous avons déjà eu l’occasion de croiser dans La conjuration primitive. Après les choses horribles vécues lors de cette précédente enquête, la gendarme s’est spécialisée dans l’étude du comportement et de la psychologie, afin de devenir une profileuse hors pair et démasquer les prédateurs menaçant la quiétude de la vie quotidienne.

Accompagnée de Seignon, son inséparable acolyte, les deux gendarmes tenteront de faire la lumière sur  les ténèbres qui semblent s’abattre sur la région parisienne et le nord de la France. Ils pensaient le cauchemar vécu il y a tout juste un an derrière eux, mais le diable est patient et  plein de ressources.

La sortie d'un nouveau Maxime Chattam est un événement livresque que j'attends chaque fois avec impatience ! Donc c'était avec un grand plaisir que je me suis installée dans mon divan, une  tasse de thé à la main pour découvrir dans quelle sordide affaire l'auteur allait nous entraîner cette fois-ci. Les premiers chapitres du livre sont très prometteurs. Réseau de trafic de peaux humaines, plongée au cœur du domaine d'un sataniste, avec tout ce que cela comporte comme bizarreries et pratiques atroces. Maxime Chattam parvient une nouvelle fois à habilement jouer avec les nerfs de ses lecteurs. Les pages tournent et tournent encore et encore à un rythme effréné. Mais au fur et à mesure de la progression de la lecture, le plaisir de retrouver la plume de Maxime Chattam s'étiole pour finalement laisser place à l'ennui et la déception.

En cause, d'une part, la prévisibilité des événements. La patience du diable ressemble beaucoup trop à La conjuration primitive. En effet, l'intrigue parle une nouvelle fois de gens faibles ayant subi des traumatismes dans leur vie, ou tout simplement psychologiquement instables, manipulés par un esprit supérieur, un sociopathe tapi dans l'ombre qui tire les ficelles. Comme une impression de déjà-vu.

Et d'autre part, le manque d'originalité des personnages est également une des raisons pour lesquelles j'ai moyennement aimé ce livre. Après Joshua Brolin, dans La trilogie du mal et Richard Mikelis dans La conjuration primitive, c'est au tour de Ludivine Vancker dans le présent roman de revêtir le costume du parfait criminologue profiler, seul à comprendre la psychologie tordue des pires individus de la société. Les incursions dans ses pensées sont d'une telle longueur que l'on en aurait envie de passer quelques pages pour revenir à l'enquête.

Enquête quant à elle bien peu intéressante. J'ai en effet découvert sans trop de difficultés l'identité du responsable de ces massacres dès que ce personnage a fait son apparition dans le roman, bien que Maxime Chattam tente désespérément de brouiller les pistes. Hélas, trop tard, le suspense n'y est plus.

La patience du diable est donc pour moi une grande déception. Mais ce n'est pas pour autant que je délaisserai les autres romans de l'auteur !

Note : ★★★☆☆
Billet d'origine : e-Maginaire

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3 commentaires

  1. Jolie chronique pour une première sur l'Imag'In Café ! Malheureusement, beaucoup ont eu le même sentiment sur ce livre, moi la première... :o(

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    1. Merci Kahlan! :) J'adore Maxime Chattam mais là, la ressemblance avec son précédent roman était trop flagrante... Dommage.

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