Frankia, livre 2, de Jean-Luc Marcastel

By jeudi, mai 14, 2015

Frankia, tome 2

Au cœur d’Europa embrasée par la guerre, Yggdrassaï, l’arbre sacré a parlé : seule Faellia, héritière des secrets du peuple elfe persécuté, possède le pouvoir de contrer les terribles desseins de l’Uberkaiser Von Drakho. Terré à Ekator, capitale de Teutonia, ce dernier a lancé ses hordes d’insectes mécaniques et ses technarkontes à la poursuite de la jeune femme. Tandis qu’une immense tuerie ensanglante les côtes normandes où l’armée amérindienne vient de débarquer aux commandes de ses Warcrushers articulés, Faellia entame une fuite éperdue en compagnie du jeune Frankien Loïren.

Ouvrage paru en 2014 - Lu en format poche aux éditions Mnémos - 551 pages
Tome 2 du cycle Frankia


L'avis de Kahlan

J'avais beaucoup aimé le premier tome de la saga Frankia, de Jean-Luc Marcastel, aux éditions Mnémos, une uchronie fantasy steampunk dont l'action se déroule à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale. On y retrouve un jeune Frankien, Loïren, qui lutte contre les troupes d'occupation de Teutonia aux côtés de son frère orc, Morkaï, et de sa dulcinée elfe, Faëllia. J'avais vraiment adoré découvrir l'univers de l'auteur, et m'étais laissée emporter dans ce passé modifié, très différent du nôtre bien sûr, mais qui reflétait les mêmes espoirs et les mêmes envies.

Ce second volume m'a tout autant séduite que le premier, malgré quelques petites incohérences sur lesquelles je n'ai eu aucune difficulté à passer, tout emportée que j'étais par l'histoire. Tout autant que l'uchronie, c'est l'aspect un peu steampunk qui me plaît dans cet univers. Des machines à vapeur dont les moteurs fonctionnent grâce à des élémentaires de feu liés, d'affreuses monstruosités mécaniques appelées mécanochimères auxquelles l'extermination des elfes permet de donner vie, une magie basée sur des protocoles technomanciens très précis, alliant le son, le geste et la lumière pour modifier la portée harmonique de la matière...

N'est-ce pas un « Waouh » que j'entends ? Eh oui, Frankia, c'est tout ça ! Jean-Luc Marcastel évoque lui-même sa saga de la manière suivante : « Frankia est une histoire de nuit, de combat, de résistance, de peur et de violence, celle d'hommes et de femmes entraînés dans la tourmente d'un monde devenu fou, mais avant tout chose, une histoire d'amitié et d'amour qui transcende les barrières de races et de cultures... » J'évoquais plus haut quelques petits défauts qui résident essentiellement dans l'aspect un peu manichéen de l'histoire, ou encore dans la puissance extrême de la magie développée par Loïren ou le vilain Von Wolf, mais très franchement, je ne m'y suis pas attachée.

Les personnages sont fort sympathiques, principaux comme secondaires, peut-être un peu clichés, mais là encore, ce n'est pas l'important. Ne vous êtes-vous jamais laissé emporter par un livre, tout en étant parfaitement conscient de ses petits défauts, mais en en n'ayant absolument rien à faire parce que vous êtes « dedans », et que ce n'est pas ce qui compte ? Qui plus est, l'édition de poche de luxe en ma possession est vraiment de belle facture, avec de magnifiques illustrations en noir et blanc réalisées par l'auteur lui-même.

Oui, j'espère vous donner envie, car cette saga relève presque du coup de cœur pour moi. Elle n'apporte rien à l'Histoire avec un grand H, si ce n'est le devoir de mémoire et c'est déjà pas si mal, mais elle saura combler le lecteur avide d'aventure et d'héroïsme que vous êtes.

Note : ★★★★★
Billet d'origine : eTemporel

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