Rébellion, de Andrea Cremer

By mardi, janvier 19, 2016

Le secret de l'inventeur, tome 1 : Rébellion

Imaginez un monde où l'Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d'Amérique... Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, seize ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la lutte contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d'autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l'aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l'Empire, et lui sauve la vie. Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d'amis qui l'entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l'équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu'ils prétendent être, et l'existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace... Des décharges de métal de l'Empire, infestées de rats d'acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde !

Ouvrage paru en 2015 - Lu en format papier aux éditions Lumen - 407 pages
Tome 1 du cycle Le secret de l'inventeur


L'avis d'Aristide

Professeur d’histoire dans le Minnesota aux Etats-Unis, Andrea Cremer est aussi, depuis quelques années et suite à une mauvaise chute de cheval, créatrice d’histoires. J’ai découvert sa plume à travers le premier opus de sa saga steampunk Le secret de l’inventeur, qui se déroule dans un monde où l’Empire britannique a écrasé la rébellion qui a donné naissance aux Etats-Unis. Une uchronie donc. J’ai enfin pu l’emprunter à la bibliothèque, et cela tombait à pic pour ma première participation au challenge Mercure et Roues Crantées, organisé sur l’Imag’In Café.

J’ai immédiatement été conquise par l’univers qu’Andrea nous propose ici, extraordinaire par l’habileté avec laquelle elle mêle le XIXe siècle et des inventions qui relèvent de la science-fiction. Un univers riche et bien construit, avec de nombreuses références à des classiques comme Vingt mille lieues sous les mers par exemple. Le steampunk est présent partout, dans les décors, dans les inventions, dans d’infimes détails parsemés à droite et à gauche et qui font que l’on s’immerge très facilement, sans même s’en apercevoir.

Les personnages sont également plutôt sympas, même si on pourra regretter que l’auteur s’attache principalement à son héroïne, délaissant quelque peu la psychologie de son entourage. Charlotte est une tête brûlée, une jeune fille pleine de grands idéaux et qui ne rêve que de partir en guerre. Fondamentalement honnête, directe dans ses propos, je l’ai trouvée très attachante. Tout comme Grave d’ailleurs, un jeune garçon amnésique à l’identité mystérieuse et peut-être bien redoutable, ou encore Jack dont on s’interroge sur les motivations. Le mystère est partout, l’intrigue est menée tambour battant, et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Un premier tome très prometteur dont j’ai bien hâte de lire la suite, qui sort en février prochain, et s’intitule L’énigme du magicien. Un univers bien construit, des personnages attrayants, une intrigue mystérieuse et un style tout ce qu’il y a de plus fluide. Bref, un très bon moment de lecture, accessible au plus grand nombre.

Note : ★★★★☆
Billet d'origine : Les Fabuleuses Aventures d'Aristide Pilgrim

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